Incidence d’une sécheresse prolongée des sols sur l’injection des palmiers

Incidence d’une sécheresse prolongée des sols sur l’injection des palmiers avec la stratégie S3 de l’arrêté du 21 juillet 2010

Vous avez sans doute eu connaissance du bulletin d’alerte météo concernant la sécheresse des sols ( voir page 7/7) vous informant d’un écart pondéré de l’indice d’humidité des sols de -80 à -90% par rapport à la moyenne dans le Sud-Est et en Corse au 1er octobre 2017.

Malheureusement, ce phénomène pourrait être récurrent !

Les résultats des traitements par injection d’émamectine benzoate (Revive de Syngenta) des palmiers qui seraient en stress hydrique prolongé pourraient être moins bons dû au ralentissement de la montée de sève.

Il y a un consensus des scientifiques sur ce sujet.

Pour tenir compte de cette évolution climatique le CMSP demande aux collectivités, aux propriétaires privés et aux applicateurs qui participent à une lutte collective massive contre le charançon, que, sauf cas particuliers (absence des propriétaires par exemple), la majorité des palmiers soient traités par injection avant fin mai, quitte à réduire l’intervalle entre la dernière injection faite et la suivante pour les palmiers des propriétaires inscrits de juin à novembre.

Le printemps, en dehors des périodes pluvieuses, reste la période la plus favorable pour traiter les palmiers. Le produit, véhiculé par la sève du palmier, diffuse plus rapidement.

De plus, cela conduirait à regrouper les traitements, condition de base pour assurer la réussite de la stratégie de la dernière chance en permettant d’atteindre une grande efficacité des traitements :
– chantiers groupés, optimisation des coûts de traitements,
– nouvelles palmes, cibles préférentielles des CRP, protégées avant l’été,
– échec des pontes de la nouvelle génération de CRP,
– moindre risque d’injecter des palmiers qui bien qu’asymptomatiques auraient déjà été infestés au printemps.

Le président

Michel Ferry