Conférences – Débats

Intervention de Daniel.Chabernaud au Conseil de quartier de la Tour de Mare Fréjus le 7 octobre 2015

Palmiers c’est l’hécatombe !

A Fréjus, en 2 ans la situation est devenue catastrophique, il suffit de se promener avenue de Lattre de Tassigny ou dans les rues avoisinantes, sur le bord de mer, à Port Fréjus, etc..pour constater les dégâts.Plusieurs centaines de milliers d’euros ont déjà été perdues compte tenu de la valeur patrimoniale.

On peut considérer aujourd’hui que la ville de Fréjus (comme d’ailleurs les autres villes de la Côte) est contaminée. Si vous voulez préserver vos palmiers, la seule solution est de les traiter préventivement (*).

L’arrêté du MAAF du 25 mars 2014 prévoit 3 possibilités pour les traitements préventifs

  • avec des nématodes (seule solution autorisée et accessible pour les particuliers, les nématodes sont en vente dans les jardineries), toutes les 3 semaines
  • par application d’insecticide à base d’imidaclopride, au minimum tous les mois
  • par endothérapie à base d’émamectine benzoate (Revive) une seule fois par an Les 2) et 3) étant obligatoirement réalisés par des professionnels.

Le problème c’est que tous ces traitements coûtent aujourd’hui beaucoup trop chers et se font au « coup par coup » sans aucune coordination. Les palmiers non traités pouvant réinfecter ceux qui l’ont été, entretenant ainsi un cercle vicieux jusqu’à la disparition des palmiers de nos paysages.

Le Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers, s’est constitué en février 2015 pour soutenir l’action de Michel Ferry (Chercheur à l’INRA, directeur de la station Phoenix à Elche en Espagne) qui préconise depuis de nombreuses années déjà une stratégie globale d’éradication du charançon (CRP) utilisant l’endothérapie à base d’émamectine benzoate dont il a démontré qu’elle était efficace à plus de 90 %.

Pour pouvoir appliquer cette stratégie il faut absolument que nous arrivions à faire abandonner par Syngenta (la multinationale Suisse propriétaire du Revive) son monopole sur le traitement au Revive.

Aujourd’hui, cette société ne vend pas directement le Revive aux professionnels agréés mais elle agrée elle-même, en France, en Italie et en Espagne ses propres applicateurs. Deux seulement sur la région de Fréjus (1 sur Roquebrune, 1 dans la zone de La Pallud) auxquels elle impose le prix du traitement : 260€ pour les particuliers en 2015. Un prix prohibitif. Alors qu’aux USA, et au Portugal le produit est vendu directement à tous les professionnels.

Au prix du marché, le prix du traitement par palmier reviendrait à environ 25€ par palmier . Il ne faut pas plus de 5mn pour traiter un palmier.

La Mairie de Fréjus, soutient l’action du CMSP. J’ai eu eu une réunion avec MM F.Latouche et Y. Plancq pour définir des actions qui permettraient de faire avancer les choses. L’une de ces actions serait de créer sur Fréjus une association de propriétaires de Palmiers dont le but serait de soutenir le CMSP, recenser les palmiers à traiter, regrouper les demandes pour pouvoir négocier des prix de traitement et promouvoir l’application d’une stratégie globale.

Les propriétaires intéressés peuvent s’inscrire et soutenir par une participation unique et symbolique de 10€ l’action du CMSP voir le site internet http://collectifpalmiers.eu

Pour constituer une association de propriétaires de palmiers sur Fréjus merci de me contacter chabernauddaniel@yahoo.fr

(*) un palmier qui aurait déjà été attaqué par des charançons (présence de cocons + adultes) doit d’abord être assaini.

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CONFERENCE – DEBAT du 26 juin 2015 à Hyères – Var

Anna ASSERETTO Maria PARODI Mara LORENZI

Des élus de la Riviéra Italienne

Compte Rendu

A l’initiative du Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers (CMSP), avec le concours de l’Association « Fous de Palmiers » et la participation des Associations Françaises, Italiennes et Espagnoles de sauvegarde des palmiers, une Conférence-Débat s’est tenue le vendredi 26 juin 2015 à l’Espace de la Villette à Hyères.

Malgré des listes de présence à remplir à l’entrée, le nombre de participants n’a pu être établi avec précision. De 150 à 170 personnes ont participé à cette conférence dont 25 % de professionnels, 25 % de représentants d’association et 50 % de public.

La Firme SYNGENTA avait averti le Président Hily de la présence d’un Huissier pour réagir contre des propos qu’elle aurait pu considérer comme diffamatoires. La Conférence s’est cependant déroulée dans d’excellentes conditions et SYNGENTA n’a pu arguer de propos discourtois à son égard.

Jean Pierre GIRANMonsieur Jean-Pierre GIRAN, Député-maire de la ville de Hyères les Palmiers a accueilli conférenciers et participants ; il a rappelé l’enjeu environnemental et économique de la lutte contre les ravageurs des palmiers dans le Bassin méditerranéen et cite comme exemple celui de la ville de Hyères dont le palmier est le symbole et dont les pépinières assurent des exportations significatives. Sur l’ensemble des palmiers de la commune 1 400 sont touchés et la moitié d’entre eux sont perdus.

A cette fin la Ville ayant constaté l’échec de diverses tentatives entamées au cours de ces dernières années et fort de l’accord que le Député du Var avait obtenu en 2011 de la part du Ministère de l’Agriculture pour pouvoir avoir recours à l’endothérapie, met en place une approche expérimentale portant pour cet exercice sur 420 palmiers en bordure de mer.

Il ne souhaite cependant pas entrer dans le débat de l’analyse comparative des techniques ni dans celui du coût des traitements, la Municipalité ayant passé contrat avec un fournisseur dans des conditions, à ses yeux, satisfaisantes pour les deux parties. Il considère que ces sujets seront abordés avec compétence dans le cadre de cette Conférence-Débat et souhaite donc bons travaux aux participants.

Guy HILYLe Président Guy HILY remercie le Député-maire, appelé par d‘autres réunions, d’avoir bien voulu rehausser de sa présence ces assises du CMSP.

Il remercie également l’ensemble des participants et notamment les responsables étrangers qui n’ont pas reculé devant des déplacements souvent importants pour participer à cette Conférence.

Une mention particulière est portée aux organisateurs et fournisseurs de cette réunion (fleuristes, pépinières, viticulteur assurant le « Pot de l’Amitié »).

CONFERENCE

Les résumés des communications ont été distribués lors de la conférence

Pour introduire l’objet de cette réunion le Président Guy HILY rappelle les conditions de création de ce Collectif, à l’origine Varois, établi en février 2015 à partir du constat fait par les membres de l’Association des Comités Locaux du Littoral Varois (ACILLH) du désastre en cours sur les palmiers de la région, notamment sur Hyères et la presqu’ile de Giens. Ce collectif a rapidement attiré l’intérêt de collectivités et d’associations des départements voisins (des Alpes maritimes jusqu’au Languedoc- Roussillon) à travers, notamment, le dynamisme de l’association « Fous de Palmiers ».

Le 6 avril 2015 ce Collectif, au vu des demandes de participation des pays voisins concernés par la même problématique qui se sont joint à la démarche : Italie (notamment la Ligurie détenant 50 000 palmiers sévèrement touchés par les ravageurs), Espagne, Tunisie, prenait le nom de « Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers. » et/ou « Collectif Palmiers » / « CMSP. », comme précisé dans les documents officiels.

Le 26 juin 2015 le Conseil d’Administration du CMSP approuve les statuts et le règlement intérieur du Collectif afin qu’ils soient officiellement déposés auprès de l’Administration.

Le Président rappelle enfin le but de ce Collectif :

  • Fédérer en son sein les Scientifiques, les Techniciens, les Associations et les Collectivités qui œuvrent et militent sur tout le littoral méditerranéen pour la sauvegarde des palmiers ;
  • Recenser et localiser tous les palmiers des régions couvertes par le Collectif, par région et identifier leurs propriétaires en les informant des activités proposées par le Collectif pour la mise en œuvre d’une stratégie collective et rapide d’éradication du CRP basée sur l’injection dans les palmiers de l’insecticide REVIVE ;
  • Agir auprès des instances administratives concernées et auprès du fabricant de l’insecticide (SYNGENTA) pour obtenir que ce produit soit disponible pour les applicateurs agréés par les DRAAF dans les conditions d’utilisation fixées par le Ministère de l’Agriculture ;
  • Contribuer avec les FREDON et les municipalités à l’organisation de traitements groupés et continus afin de pouvoir traiter tous les palmiers dans un temps court et au coût le plus bas possible (mise en concurrence de applicateurs, groupement des traitements, commandes groupées du REVIVE);
  • Permettre à tous les propriétaires publics et privés d’assurer l’Obligation de traitement prévue par la Loi.

Alain JEROME1 – Alain JEROME, Groupement des CIL du Pradet, Vice-président du CMSP, Fait une présentation du site web (collectifpalmiers.eu) en cours d’élaboration.

Ce site doit permettre (i) les inscriptions en ligne de tous les propriétaires, collectivités, associations ou agents concernés par la sauvegarde des palmiers au Collectif ;(ii) le recensement de tous les palmiers de plus de 80 cm de stipe (susceptibles de bénéficier d’un traitement d’endothérapie) de la zone couverte par le Collectif afin d’établir une banque de données par région, par ville et (iii) permettre ainsi un zonage facilitant les traitements préventifs et curatifs groupés.

Etienne TRENTESAUX2 – Etienne TRENTESAUX, Vice-président de « Fous des Palmiers » L’association (600 membres) assure la publication d’une revue trimestrielle, d’une Lettre d’information mensuelle et dispose d’un compte Facebook ainsi que site web (www.fousdepalmiers.com).

Les informations fournies à ses adhérents concernent les traitements possibles contre les ravageurs (CRP et papillon). Une étude sur les comportements des adhérents montre que 3 à 5 % font appel à des techniciens agréés pour le charançon, mais à un cout élevé : 20% d’entre eux appliquent des nématodes, méthode biologique (en vente libre) mais sensible à la pluie, au vent et à la chaleur et donc peu rémanente, elle est par ailleurs dangereuse pour les coccinelles ; (iii) 75 à 77 % emploient pour les attaques sévères un insecticide (deltaméthrine) efficace mais peu rémanent (2 semaines) en apport par écoulement à la tête du palmier, plus fréquemment des insecticides systémiques (la durée d’action de ces méthodes efficaces n’est cependant que de l’ordre de 6 semaines).

En ce qui concerne le coût on peut estimer (i) que pour un particulier traitant 10 palmiers le seul coût du produit est de l’ordre de 30 à 65 Euros pour l’insecticide de contact non rémanent; 50 à 100 Euros pour les insecticides systémiques ; 400 Euros pour les nématodes ; (ii) en ayant recours à un professionnel agréé 1 500 à 2 500 Euros (produit et traitement).

Il existe donc une batterie de solutions à la disposition des propriétaires, mais le recours à l’émamectine benzoate (REVIVE) présente le double intérêt d’un coût pouvant être raisonnablement réduit et d’inciter à une stratégie collective d’éradication.

silvia_alborno 3 – Mme. Silvia ALBORNO, Présidente du collectif de mobilisation pour la sauvegarde des palmiers en Ligurie. Bien que la Constitution Italienne déclare l’obligation de préserver le paysage et le patrimoine national, force est de constater qu’en Ligurie comme en bien d’autres sites cette obligation n’est pas respectée.

Il y a un an Michel Ferry a proposé à la mairie de Bordighera (deuxième palmeraie historique d’Europe après celle d’Elche en Espagne) une démonstration de stratégie de lutte intégrée mise au point pat l’INRA (utilisation du REVIVE). La seule exigence était l’obtention de la part des Autorités de l’autorisation du produit ; elle n’a cependant pas été faite.

Malgré une réunion publique d’information et des alertes lancées sur le caractère exponentiel de l’infestation, la proposition a été rejetée par promesse de mise en œuvre d’une lutte biologique. Rien n’a été fait alors que le constat du désastre entre Vintimille et Sanremo (site mondialement connu pour ses palmiers monumentaux) est patent.

C’est la raison de cette réunion qui devrait être le point de départ d’une collaboration transfrontalière méditerranéenne opérationnelle.

Susi GOMEZ 4 – Dr. Susi GOMEZ, Directrice de la station Phoenix à ELCHE (Espagne). En Espagne le CRP, présent depuis les années 90 a été pour un temps circonscrit. A partir des années 2000, avec l’annulation de l’interdiction d’importation de palmiers et l’urbanisation accélérée, la situation est devenue explosive dans toutes les régions jusqu’au Portugal (abattage de plus d’une centaine de milliers de palmiers sans juguler le développement du ravageur).

Divers modes de traitement ont été mis en place contre le CRP. En 2014 au vu des résultats de la station Phoenix d’Elche, le recours à l’émamectine benzoate a été autorisé en injection de manière provisoire. Le coût actuel de ces interventions restant élevé par le monopole sur les traitements imposé par SYNGENTA limite son utilisation et empêche toute stratégie globale d’éradication.

Michel FERRY5 – Dr. Michel FERRY, Chercheur à l’INRA, Expert Consultant de la FAO, Directeur scientifique de la station Phoenix.

Avant son exposé Michel Ferry présente l’intervention qu’aurait du faire Mr. Pierre GUY (F.N.E.)

6 – M. Pierre GUY, Scientifique de France Nature Environnement :

Le CRP n’est pas un problème agricole mais paysager, urbain, patrimonial (portant atteinte même en Espagne au patrimoine mondial de l’UNESCO).

L’éradication est possible si (i) la lutte est collective ; (ii) des mesures sont prises pour éviter son retour (décisions sur l’interdiction d’importation). Diverses méthodes sont proposées : piégeage (50 % de prises au maximum) ; nématodes (délicat, répétition toutes les 3 semaines) ; imidaclopride (nécessité de répétitions fréquentes) ; émamectine (rémanence d’un an et coût acceptable pour des traitements groupés). De fait seul le troisième traitement est réellement opérationnel et peut permettre l’éradication si les collectivités s’y engagent et si la population est sensibilisée.

Michel Ferry présente alors une stratégie pour sauver les palmiers et explicite le blocage de sa mise en œuvre par le monopole de SYNGENTA.

L’échec de la lutte contre le CRP a 3 origines : (i) choix stratégique de confinement qui, malgré d’importants moyens, n’a pu empêcher la dispersion du ravageur ; (ii) l’absence d’organisation de la lutte sur une base collective ; et (iii) des traitements préventifs (douches insecticides par le haut des palmiers) trop couteux et devant être réalisés durant de nombreuses années.

En comparaison la technique d’injection à base de REVIVE (i) permet une opération depuis le sol rapide et aisée ; (ii) ne nécessite qu’un traitement par an ; et (iii) de ce fait induit un coût extrêmement bas (ne devant pas excéder 100 Euros pour 5 palmiers au même endroit). Un tel tarif devrait permettre le traitement de la majorité des palmiers en un temps très court par des chantiers organisés par les municipalités en collaboration avec les associations de propriétaires et l’appui des FREDON. La protection rapide d’un pourcentage élevé de sujets entraînerait la régression brutale du CRP et à court terme son éradication.

Alors que le REVIVE devrait être disponible pour tous les professionnels agréés par la DRAAF, la firme SYNGENTA impose un monopole sur le traitement des palmiers par injection de ce produit (une vingtaine d’applicateurs sous-traitants de la firme pour l’ensemble du territoire français). Cette situation de monopole a permis à la firme de fixer des prix de traitement très élevés (1000 Euros pour 5 palmiers) soit dix fois le prix envisageable dans un marché concurrentiel. Cette situation de monopole rend inapplicable l’organisation collective et généralisée des traitements qui n’est concevable que par un prix bas qui fait tout l’intérêt de la technique d’injection mise au point par l’INRA.

Francesco DAGATA7 – Giovanni D’AGATA, Fondateur du Sportello de Diritti (Région des Pouilles en Italie) Place la lutte contre le CRP dans un cadre plus global de protection de l’ensemble des espèces patrimoniales menacées (oliviers, pins et autres). L’association se bat depuis des années pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

Elle a lancé une campagne d’information sur les ennemis du patrimoine vert. Elle fût parmi les premiers à combattre le CRP qui a effacé les palmiers des paysages historiques.

De même avec d’autres associations et les habitants de Salento elle lutte contre l’ennemi qui dans la région des Pouilles provoque la dessiccation des oliviers dont on a, peut être avec trop de hâte, attribué la seule responsabilité à Xylella fastidiosa.

L’objectif commun est donc d’informer et faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables de la nécessité de mobiliser les bonnes compétences pour sauver l’inestimable patrimoine vert méditerranéen parfois millénaire et la culture qui lui est associée.

DEBAT

  • Un participant relève l’intérêt de la création d’un réseau tel que le CMSP pour favoriser la prise de conscience par la population et la pression qu’elle peut exercer sur les Autorités et Responsables. Le problème est en effet européen (du fait de l’extension des zones touchées par les ravageurs) et présente un double risque écologique et environnemental mais également économique dans le cas des oliviers.
  • Il est noté que si les solutions discutées peuvent apporter des solutions à la lutte contre le CRP, on semble négliger l’impact important des papillons et le risque de voir l’extension des ravages au Chamérops. Michel Ferry rappelle que la lutte contre le charançon est un exemple de lutte intégrée contre les ravageurs et souligne que le REVIVE est efficace contre les papillons. Il souligne à nouveau l’innocuité de l’abattage organisé qui ne fait que déplacer les foyers d’infection.
  • La question est posée des réactions envisageables dans le cas d’absence de réaction de SYNGENTA. Il est rappelé que l’usage de l’émamectine benzoate est autorisé sur la vigne, les pommiers et même les salades alors qu’il est curieusement réglementé pour les palmiers. Il convient donc de mobiliser les associations de propriétaires et les professionnels pour obtenir une modification de cette réglementation.
  • Le rôle du piégeage est à nouveau posé. Son efficacité, comme explicité précédemment, est limité à 50 % des ravageurs. Il peut permettre de surveiller la population et être associé à des traitements mais il ne peut être considéré à lui seul comme un moyen efficace de lutte.
  • Considérant le caractère obligatoire du traitement contre le CRP les participants soulignent l’impérieuse nécessité de libéraliser les traitements par des applicateurs agréés par le Ministère de l’Agriculture et non par une firme.
  • Concernant les moyens de mobilisation la délégation Italienne relève l’intérêt du Web (en cours de mise en place par le CMSP) mais l’on peut également recourir à d’autres média (envisagé par le CMSP) et multiplier les séances d’information.
  • En ce qui concerne la Bactérie de l’olivier. En réponse à la question posée la délégation Italienne souligne les bénéfices que l’on peut attendre de l’analyse et du recours aux pratiques traditionnelles (comme des élagages adéquats).

SYNTHESE

Le Président Guy HILY félicite les conférenciers pour la qualité de leurs exposés et remercie les participants pour leur présence et leur engagement manifeste dans cette lutte.

Il note que cette conférence-débat n’est qu’un début dans ce combat contre les ravageurs et souhaite de nombreuses inscriptions au Collectif pour mener à bien ses engagements.

En guise de conclusion et de synthèse il rappelle que la technique endothérapique par injection du REVIVE mise au point par l’INRA a largement démontré son efficacité et qu’elle peut constituer une arme pertinente pour l’éradication du ravageur si son usage n’est pas contraint.

Si la molécule de l’émamectine benzoate est bien la propriété de SYNGENTA, le comportement de cette firme constitue sur le plan de sa mise à disposition et plus gravement sur celui des traitements un abus de position dominante qui est contraire au caractère obligatoire du traitement des palmiers sous risque d’infestation. Cette situation met gravement en péril, pour l’ensemble du monde méditerranéen, la majeure partie du patrimoine vert venu de l’antiquité jusqu’à nos jours.

Il convient donc de mettre en place une action collective de manière à ce que les associations de propriétaires puissent faire pression sur les Autorités pour mettre fin à cette hégémonie et permettre à chacun par des conditions de coût supportables de traiter ses palmiers comme la Loi le lui impose.

Des interventions auprès de leurs Représentants, des Procureurs de la République, de la Direction de la concurrence ou des Bureaux régionaux d’enquête sur la concurrence doivent être envisagées.

Cette journée n’est qu’une première étape, elle a cependant démontré l’implication et l’engagement de nombreux départements et des pays voisins pour mettre en œuvre cette démarche collective. Le combat ne fait que commencer. _____________________________________________

Le Président remercie vivement M. Philippe Ardouin-Dumazet, membre de la FAO et du CA du Collectif, pour son implication active dans la compilation et la rédaction de ce compte-rendu.