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Article du journal « 20 MINUTES » MARSEILLE publié le 09 Décembre 2015.

20 minutes

Article du « CANARD ENCHAINE » publié le 9 Septembre 2015.

canard enchainé

Communiqué du Collectif : “L’article du Canard enchaîné présente clairement les conséquences catastrophiques du monopole que la firme a imposé sur les traitements à base de Revive.

Personne n’est par ailleurs dupe du seul argument invoqué par M. Lavaud de Syngenta pour justifier ce monopole : réserver aux seuls sous-traitants de Syngenta le droit d’appliquer le Revive n’améliore en rien la sécurité contrairement à ce que prétend M. Lavaud. Les sous-traitants de Syngenta ne sont aucunement en mesure d’assurer une meilleure sécurité sur les traitements que n’importe quel professionnel  applicateur agréé qui bénéficierait d’une formation complémentaire et obligatoire sur l’utilisation de cette technique. En effet, la formation qui est donnée aux sous-traitants de Syngenta, comme le reconnaît la firme elle-même, se résume à l’apprentissage de l’usage d’un pistolet Syngenta, pistolet qui est par ailleurs tout à fait inadapté à la technique d’injection mise au point par l’INRA. L’INRA et la FREDON ont proposé au Ministère en avril 2014 de donner à l’ensemble des professionnels applicateurs une formation autrement plus sérieuse.

A noter que le monopole de Syngenta crée une discrimination injustifiable vis-à-vis de l’ensemble de la profession. Cette discrimination est également lourde de conséquences car elle limite à une vingtaine le nombre d’applicateurs alors que, pour que le recours de cette technique soit vraiment utile, il faudrait que tous les applicateurs puissent être mobilisés afin d’engager massivement et rapidement une première campagne de traitement. Le problème le plus grave posé par le monopole de Syngenta est qu’il constitue un obstacle majeur à la mise en route de cette première campagne et de la stratégie collective qui permettraient de sauver les palmiers. L’INRA, la FREDON, FNE et bien d’autres partagent ce jugement.

Donc le seul argument invoqué par Syngenta pour justifier ce monopole tombe à plat. La justification réelle de Syngenta, clairement mis en évidence par le Canard enchaîné, est, pour la firme, d’engranger une marge bénéficiaire très importante sur le prix des traitements (de l’ordre de 80%), alors que l’intervention de la firme se réduit à la fourniture du Revive et d’un pistolet qui devrait être substitué en urgence par des modèles beaucoup mieux adaptés et disponibles sur le marché. Le seul retrait du monopole de Syngenta entraînerait une baisse des tarifs de 80%, sans compter celle à attendre de la mise en concurrence des applicateurs et de l’organisation de chantiers groupés dans le temps et dans l’espace.

Espérons que, suite au mouvement de protestation qui s’amplifie et qui se médiatise, Syngenta réalise rapidement qu’au lieu de viser d’importants bénéfices sur un chiffre d’affaire absolument ridicule pour une multinationale de cette importance, la firme a tout intérêt en terme d’image mais également financièrement (des millions de palmiers à traiter dans l’ensemble du bassin méditerranéen) à mettre en vente le Revive.

Concernant le Ministère, l’article du Canard met également bien en évidence un malentendu sérieux sur l’objet de notre protestation. M. Tridon justifie l’impuissance du  Ministère en disant que son administration ne peut pas forcer les gens à choisir une stratégie plutôt qu’une autre. Au niveau de la DRAAF PACA, un argument voisin a été avancé : le Ministère ne peut pas intervenir sur les prix. Ces deux arguments ne correspondent absolument pas à notre demande. Nous n’avons jamais demandé que le Ministère rende obligatoire une seule des trois stratégies ni contraigne Syngenta à fixer d’autres tarifs de traitement. Nous demandons tout simplement qu’il intervienne pour mettre fin au monopole de Syngenta sur les traitements des palmiers par injection, car ce monopole est injustifié du point de vue réglementaire et technique et qu’il a des conséquences catastrophiques dans la bataille pour sauver les palmiers. Nous considérons que le Ministère est d’autant plus en droit et en mesure d’obtenir le retrait de ce monopole que le CRP est un ravageur de lutte obligatoire, lutte dont le Ministère fixe les conditions.

Le Collectif va donc reprendre en urgence contact avec le Ministère et la DRAAF PACA pour lever ce malentendu très pernicieux.”

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